A quelques kilomètres derrière la frontière franco-allemande subsiste l'usine sidérurgique de Volklingen, invraisemblable "bijou" de technologie industrielle, monstre de tuyau, de tôle et de brique, plus grand exploiteur de travailleur de fonte et d'acier d'Europe, aujourd'hui désaffecté, classé au patrimoine mondial de l'Unesco et devenu un haut lieu de la culture de la Sarre.
Depuis 4 ans les anciens hauts fourneaux accueillent l’Urban Art Biennale.
Alors on a pris la bagnole quelques heures pour découvrir ce nouveau terrain de jeu pour une centaine de street artistes venus du monde entier pour fondre leurs œuvres dans ce décors surréaliste.
Marx écrivait "Les ouvriers n'ont pas de patrie." On peut y retrouver l’Obeyïssant Shepard Fairey (USA), le pochoiriste français Jef Aérosol, le marocain Tarek Benaoum, le brésilien Subtu, l’anglais Banksy, ou Mode 2 l'un des précurseurs du graffiti et plein d’autres pour 3 heures d'une visite fantastique dans cet endroit qui s'est révélé chargé d'histoire et d'émotion.
Car même si aujourd'hui la nature y apporte sa beauté et reprend incontestablement ses droits sur le métal rouillé, que le son du vent et des oiseaux remplace le bruit assourdissant des machines, le souvenir et la sensation de souffrance des hommes et des femmes qui y sont passés dans des conditions épouvantables au cours du XXème siècle restent omniprésents.
On espère que ce mini-reportage à Volklingen vous donnera envie d'y aller...
Ça vaut le détour ! Cette année, ou les prochaines... ;)